D’une forêt à l’autre

Ils sont quinze à se jouer des éléments hivernaux…enfin pas tant que ça, d’ailleurs ! On nous promettait la bise avec du mercure en dessous de zéro. Il est vrai que la veille le parcours était bien gelé mais pas glissant. Le redoux étant de la partie, nous voilà donc quinze à profiter de ce début d’année pour jouer à redécouvrir quelques grands classiques à portée de roue. C’est à la gare de Bouray, que nous nous sommes donné rendez-vous. Anne et Marie-Christine sont nos deux passagères du jour, et ce ne sont pas moins de treize pilotes et accompagnants qui ont attrapé au bond cette invitation à chasser les dernières vapeurs festives. Il y en a besoin d’évacuer les brumes, la première difficulté en laissant quelques-uns dubitatifs…accessibilité vous disiez ? Il va falloir momentanément amputer nos engins de leurs brancards avant. Voilà, le sous-terrain nous permet de traverser la ligne SNCF sans trop de questionnement (un train peut-il en cacher un autre, aussi en 2017 ?). La première côte avalée pour s’éloigner de la civilisation, et nous voilà dans la forêt de Cheptainville, où de bossettes en raidillon, nous redécouvrons que redoux rime avec gadoue. L’hiver a tapissé heureusement le chemin dans sa quasi-totalité. La forêt dénudée reste verte, entre troncs moussus ou couverts de lierre. On pourrait penser que les langues ont été privées d’exercice pendant les fêtes, puisque chaque pause est propice à une grande dépense de salive. C’est qu’il faut y mettre le haut-là si on veut en finir avec cette dépense d’énergie, bienvenue après les libations de fin d’année, mais très vite compensée par le petit goûter qui nous attend…Nous voilà déjà au faite de notre sortie, qu’il nous faut nous engager vers la plaine au pied de Cheptainville. Nous laissons de coté le célébrissime établissement local, fournisseur de fromages de chèvre, pour longer le mûr du château, qui a laissé depuis peu son domaine se couvrir de pavillons. La terre est ici plus collante et le pilotage n’en est pas facilité pour les apprentis. Une petite pause pour poser devant le château et sa grille, et c’est à profiter de l’allée « royale » que nous convions nos passagères. Une traversée de route plus loin, nous avons en ligne de mire la forêt de Saint-Vrain. Le passage sous la voie de chemin de fer nous appelle pour déboucher vers la Honville, que nous allons dédaigner, pour nous engouffrer dans le bois. Les allées sont ici mieux pavées de feuilles mortes et plus souples sous le pied, et l’absence de dénivelée nous facilite la progression. Un dernier chemin dans la plaine, à l’orée du Pâté de Lardy, peut-être le coin le plus ventu de la sortie, et c’est la ville et sa piste cyclable qui va nous déposer presque à notre point de départ. Voilà une petite boucle sans prétention mais avec tout de même 10 km au compteur et de quoi remettre en marche les mollets avachis par les récentes agapes. Mais le randonneur affamé a toujours de l’idée quand il s’agit de partager le goûter ! Voyez plutôt comment ces tablettes de véhicules finissent en table roulante et en comptoir propices à exposer les préparations culinaires du jour et à permettre au plus grand nombre d’être aux premières loges ! Et là bizarrement, on ne les entend plus, à part pour s’extasier sur le goût des gâteaux, magnifié par celui du partage, de l’effort et de la récompense…En voilà une année qu’elle commence bien !

Cheptainville-StVrain
Album : Cheptainville-StVrain

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Une réponse à “D’une forêt à l’autre”

  1. ballet dit :

    lundi 9 janvier 2017

    J’ai été ravie de vous retrouver et de commencer l’année avec la rando d’hier.

    Cela m’a permis d’apprécier les talents de pilote de Marie Rose, de constater que, Eric n’avait pas perdu la main pour son clafouti et pour nous concocter des itinéraires sympas…

    Encore un grand merci à vous tous de m’offrir cette possibilité de m’évader et d’échanger en agréable compagnie…vous êtes ma « nouvelle drogue » !

    Gardez cette « pêche » et la santé bien sûr….

    Ps : Bravo à la personne qui, par sa plume légère et bienveillante, me permet de « revivre » et de repérer sur la carte le chemin effectué et bien entendu, un grand merci au photographe qui m’aide à agrémenter mon carnet …..

    A bientôt
    Marie Christine

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